La loi Malraux offre une réduction d’impôt de 22 % ou 30 % du montant des travaux de restauration d’un immeuble ancien situé dans un site patrimonial remarquable, dans la limite de 400 000 € de travaux sur quatre années consécutives. Elle n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales.
Comment ça marche ?
Vous achetez un lot dans un immeuble ancien à restaurer. Le prix se décompose en une part foncière et une part travaux. La réduction d’impôt porte sur les travaux, au fur et à mesure de leur paiement.
22 % ou 30 % ?
Le taux dépend du secteur : 30 % dans les sites patrimoniaux remarquables dotés d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (et certains quartiers anciens dégradés), 22 % dans ceux couverts par un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine.
Pour qui ?
Des contribuables fortement imposés, qui veulent une réduction importante et durable, et qui apprécient l’immobilier de caractère en cœur de ville.
Les points de vigilance
- Le calendrier des travaux conditionne la réduction : vérifier permis et autorisations des Architectes des Bâtiments de France.
- Capital immobilisé longtemps, avec une revente moins liquide qu’un logement standard.
- La qualité de l’opérateur et de ses chantiers passés est déterminante.
Questions fréquentes
Quel est le plafond de la loi Malraux ?
400 000 € de travaux retenus sur quatre années consécutives, soit jusqu’à 120 000 € de réduction à 30 %.
Le Malraux est-il soumis au plafonnement des niches fiscales ?
Non, la réduction Malraux n’entre pas dans le plafonnement global de 10 000 €.
Combien de temps faut-il louer ?
Neuf ans, en location nue, à titre de résidence principale du locataire.
Mis à jour le 24 octobre 2026. Sources : Article 199 tervicies du Code général des impôts ; BOFiP, BOI-IR-RICI-200. Informations générales, ne constituant pas un conseil personnalisé.
